Reportage – A quoi rêvent les jeunes filles ?

 

Et si on laissait tomber notre lecture une petite heure pour regarder un reportage ?

Un regard intéressant sur les conséquences des influences sociales, et du sexisme, sur la sexualité féminine. Bien que ce reportage apporte une vision assez limitée (public interviewé du même milieu entre autres), il offre néanmoins une première réflexion enrichissante sur ce sujet.

Bon visionnage !

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Je suis le tigre sur tes épaules – Günter OHNEMUS

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Actes Sud

Eh oui, je sais… Je reviens comme une fleur, mais j’étais obligée de vous parler de ce petit bouquin.

 

◊ RÉSUMÉ ◊

Cette fois, tout sera autre, Vincent revient d’une année d’études passée à l’étranger et s’éprend de Karen le jour où elle le tire d’affaire lors d’une agression dans la rue. Depuis, il ne la quitte plus et lui découvre une mystérieuse force, une force qui vient de l’esprit. Ils passent l’été ensemble à discuter dans les parcs et chez les glaciers de Munich, à se connaître, à se souvenir. Leur amour, ils le vivent comme s’ils voulaient mettre à jamais des mots tels que « cool » hors d’usage et s’inventer un nouveau langage. Un sage japonais vieux de deux cents ans n’est jamais très loin, et lorsque l’ombre du passé se glisse dans leur histoire, il va falloir qu’ils rassemblent toute leur énergie pour ne pas se perdre.

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◊ VERDICT ◊

Je vous vois vous exclamer « encore un livre d’amour » ! Oui, mais non ! Je suis le tigre sur tes épaules est un livre assez court (185 pages) qui vous embarque dans un monde un peu enfantin.

Le style d’écriture est très simple, très « enfant ». J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à ce genre car j’avais plutôt l’impression que c’était un style plus adapté au « parlé » que l’écrit… (Vous voyez c’que j’veux dire?) Mais, au final, il colle tellement bien au personnage que nous suivons : Vincent. On suit sa rencontre avec Karen et l’évolution de leur relation. On se laisse aller dans un monde naïf, où on aimerait bien nous aussi aller manger des glaces tous les jours avec eux.

C’est un très beau livre qui nous montre toute la tendresse et la sensibilité qui sommeillent en Vincent. L’histoire est très légère pourtant on y retrouve quelques situations qui contrastent ce ton léger et cette innocence de l’adolescence : violence de rue,  le poids de la famille sur nos propres choix, les différences de culture, …

Petit plus pour ce roman qui nous donne envie de croire en quelque chose et nous rappelle qu’il ne faut surtout pas perdre espoir.

PS : Je trouve la couverture de ce livre particulièrement sublime (tout comme le titre du livre).

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◊ MA NOTE ◊

15/20

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Transperceneige – LOB / ROCHETTE / LEGRAND

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Éditions Casterman

◊ RÉSUMÉ ◊

Un jour, la bombe a fini par éclater. Et toute la Terre s’est brutalement retrouvée plongée dans un éternel hiver gelé, hostile à toute forme de vie. Toute ? Pas tout à fait. Miraculeusement, une toute petite portion d’humanité a trouvé refuge in extremis dans un train révolutionnaire, le Transperceneige, mu par une fantastique machine à mouvement perpétuel que les miraculés de la catastrophe ont vite surnommé Sainte Loco. Mais à bord du convoi, désormais dépositaire de l’ultime échantillon de l’espèce humaine sur cette planète morte, il a vite fallu apprendre à survivre. Et les hommes, comme de bien entendu, n’ont rien eu de plus pressé que d’y reproduire les bons vieux mécanismes de la stratification sociale, de l’oppression politique et du mensonge religieux…

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◊ VERDICT ◊

Il y a tout juste un an, j’ai découvert le film Snowpiercer, Le Transperceneige de Joon-ho Bong qui est l’adaptation de la bande dessinée « Transperceneige ». C’est un film que j’ai adoré alors lire la bande dessinée était devenue une obligation.

Comme vous pouvez le constater, je possède l’intégrale puisque cette bande-dessinée possède trois albums :

  • 1er : « Le Transperceneige » écrit par Jacques Lob et dessiné par Jean-Marc Rochette
  • 2ème : « L’Arpenteur » écrit par Benjamin Legrand et dessiné par Jean-Marc Rochette
  • 3ème : « La Traversée » écrit par Benjamin Legrand et dessiné par Jean-Marc Rochette

« Transperceneige » date de 1984 et pourtant ça n’a pas prit une ride ! On y découvre un univers assez glauque où les pauvres sont tassés au fond du train et où les riches possèdent tout l’avant du train, dans des conditions plus que confortables (Quoi ? Ça ne vous rappelle rien ?). On suit le chemin de Proloff, homme issu des wagons de queue et Adeline qui appartient à un groupement d’aide au tiers-convoi. Tous les deux vont monter jusqu’à l’avant du train. Bien évidemment, ce « voyage » est ponctué de rencontres et de rebondissements. Il y a de nombreux messages implicites, que ce soit par rapport à la politique et aux grands dirigeants, qu’à la division pauvres/riches. De plus, Jean-Marc Rochette arrive étrangement bien à nous faire ressentir le côté oppressant que peuvent avoir les trains, surtout dans ce contexte.

« L’Arpenteur » quant à lui, est publié en 99. On remarque très vite qu’il y a un grand écart de publication entre les deux albums face au changement de style de dessin. Personnellement, c’est la partie de l’histoire que j’ai le moins apprécié. J’étais perdue face aux nouveaux personnages mais aussi face à la coupure dans le temps au sein de l’aventure. (A l’heure actuelle, je crois que je n’ai toujours pas bien compris ce qu’il se passe…) Toutefois, les dessins de cette partie sont mes préférés entre les trois tomes, point positif ! Benjamin Legrand a su rester dans l’esprit de Jacques Rob en insérant toujours des petits clins d’œil envers la politique et la stratification sociale, mais à cela s’ajoute la religion. En tout cas, la subtilité reste le maître-mot !

« La Traversée » sort en 2000. En ce qui concerne ce dernier, on y retrouve beaucoup plus d’actions axées sur la politique avec une petite touche d’espoir, que l’on ne trouvait pas forcément dans les deux premiers. Contrairement à « L’Arpenteur », cette partie est intéressante et plaisante à lire. Je lisais sans être perdue dans l’histoire et je voulais même sauter des pages pour voir comment cette histoire allait se terminer (rassurez vous, j’ai tenu jusqu’au bout!) Et pour tout vous dire, je m’attendais à tout sauf à cette fin ! Au niveau des dessins, Jean-Marc Rochette reste fidèle à lui-même et nous livre un sentiment d’oppression tout le long.

Conclusion, j’ai aimé lire cette œuvre bien que le deuxième album reste un mystère pour moi. Peut-être que j’ai loupé quelque chose ? Tant pis. En tout cas, l’histoire post-apocalyptique est remarquable, ce n’est absolument pas tiré par les cheveux comme pour certaines œuvres. Bien que les deux derniers tomes ne soient pas écrit par le créateur, le fil conducteur est respecté. Les dessins sont époustouflants, il m’arrivait de m’arrêter de lire juste pour admirer ce qui était sous mes yeux. Notez que le livre en lui-même est splendide.

◊ MA NOTE ◊

15/20

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Comptoir des soupirs – Olivier Piat

Éditions Milady

Éditions Milady

◊ RÉSUMÉ ◊

Un homme, une femme, une histoire d’amour impossible. Tous les matins, il la croise à L’Européen. Elle le remarque et bientôt, leurs regards font plus que se croiser ; ils se cherchent. Il est marié et père de deux enfants. Elle vient de quitter son compagnon et entame une nouvelle vie. À travers les points de vue de ces deux amants éperdus, on découvre les élans de la passion, mais aussi les non-dits et les mensonges derrière lesquels ils se réfugient pour vivre cette relation qu’ils savent l’un et l’autre vouée à l’échec.

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◊ VERDICT ◊

J’ai été attiré par ce livre pour trois bonnes raisons :

  • Le titre me plaisait (oui, c’est une bonne raison, je vous assure!)
  • La quatrième de couverture où l’on trouve généralement le résumé se trouve à l’intérieur
  • Deux histoires en un livre présentées de façon originale (il faut retourner le livre pour lire l’autre version)

Oui, l’originalité du livre m’a donné envie de l’acheter. Et, je ne le regrette pas !

L’histoire du roman tourne autour d’une histoire d’amour entre une femme et un homme marié. Olivier Piat, à travers son œuvre, a su rester très naturel et nous a livré une histoire de la vie quotidienne. Les deux personnages principaux sont des êtres humains banals, que l’on croise à chaque coin de rue.

Pourquoi lire un livre racontant une histoire classique me demanderiez-vous ? Tout simplement parce qu’il nous livre le quotidien de ce couple par le biais de deux points de vues. Celui de l’homme, celui de la femme. Il n’est pas rare de lire une histoire d’amour et de se demander ce que pense ou ressent l’autre personnage. Ce n’est pas nouveau, chacun réagit différemment, nous avons tous nos propres sentiments / sensations. Alors qu’en est-il des autres personnages ?

Je me suis donc lancée dans un premier temps vers la version de l’homme. Combien de fois me suis-je énervée ? Je ne saurais vous dire, mais sachez que mes valeurs en ont pris un sacré coup. J’ai eu énormément de mal à apprécier ce personnage, mais à force d’être agacée contre lui, j’ai développé une sorte d’affection pour lui. On y découvre un homme coincé entre deux sentiments : la routine qu’on finit par aimer car elle nous rassure et la nouveauté, l’amour fou que l’on ne contrôle pas. Une sorte de conflit intérieur s’installe chez ce policier, ce qui rend la lecture très intéressante.

Du côté de la version de la jeune femme, on y rencontre un personnage qui est sans cesse en évolution. On découvre tout d’abord quelqu’un de fragile, là aussi coincé dans ses sentiments puisqu’elle aime un homme marié mais sait qu’elle ne peut rien espérer, ni rien exiger de sa part. Une sorte de fatalité. Puis au fil des pages, on y voit une femme qui prend le pouvoir sur la relation qui la rendait vulnérable. Cette prise de pouvoir va la conduire à une renaissance, que l’on ne voit pas forcément arriver.

Ce livre qui semble raconter une histoire «naïve», facile, regorge de surprises. On se laisse embarquer et on découvre avec plaisir (ou non!) les effets que peuvent avoir ces histoires d’amour.

Seul petit hic : la couverture. Pourquoi, sans cesse, attribuer le BLEU à l’HOMME et le ROSE à la FEMME ?

◊ MA NOTE ◊

16/20

Éditions Milady

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Entre mes mains le bonheur se faufile – Agnès MARTIN-LUGAND

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Éditions Pocket

◊ RÉSUMÉ ◊

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sages petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.
Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

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◊ VERDICT ◊

Lorsque j’ai acheté ce livre, j’ai longuement tourné en rond me demandant si j’allais vraiment aimer cette œuvre. Le résumé ne me plaisait pas plus que ça, puisque cela me semblait être une pâle copie du fameux « Le Diable s’habille en Prada » écrit par Lauren Weisberger.

Mais au fil de ma lecture, je me suis surprise à dévorer les pages. J’ai fini le livre en l’espace d’une journée -280 pages-, Agnès Martin-Lugand a réussi à m’emporter dès les premières lignes. C’est assez rare pour que je le souligne.

Je me suis attachée très vite au personnage d’Iris, jeune femme fragile et ambitieuse. On a tous déjà eu des idées folles et cette petite phrase dans notre tête « Et si… » en pensant à notre avenir. Iris, elle, a écouté cette voix qui résonnait en elle depuis des années. Alors nous voilà embarqué avec elle, dans sa nouvelle vie…

Ce roman peut être caractérisé par un style d’écriture très simple qui rend donc la lecture très fluide, cela ne m’a posé aucun problème. Il est aussi ponctué de plusieurs évènements qui donne un rythme parfois « haletant » à la lecture. Bah oui, on a envie de savoir la suite et vite !  Au final, ma crainte qu’il ressemble à l’œuvre de Lauren Weisberger s’est vite dissipée. Bien qu’on y retrouve quelques composants : l’autoritaire Marthe / Miranda, le mari / petit ami qui attend, la nouvelle vie, le métier de rêve…

Le point de vue narratif interne m’a réellement permis de me mettre à la place d’Iris et c’est sûrement grâce à ce procédé que j’ai très vite développé de l’attachement envers tous les autres personnages qu’elle côtoie. Ma lecture avait un sentiment de vulnérabilité, comme si, à chaque fois que je tournais une page, j’étais prête à me prendre un coup.

Je m’en suis pris plusieurs au cœur, tout simplement parce que ce livre touche plusieurs émotions : la joie, la tristesse, la peur mais aussi la colère. Je recommanderai ce livre sans hésiter à toutes les personnes qui souhaitent s’égarer dans leurs pensées le temps d’une lecture.

◊ MA NOTE ◊

18/20

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